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Portrait – Stephan Pire

by sur 9 juin 2011

Stephan Pire, fondateur, notamment de la société SheepStudio et de la société LiBook, collaborera à la numérisation progressive de livres d’Edi.pro destinés à la plateforme Amazon. Il a accepté de nous présenter son parcours professionnel et de nous parler du livre numérique au travers de 4 questions.

  • Pouvez-vous vous présenter en quelques mots?

Mon nom est Stephan Pire, je suis liégeois et entrepreneur. Les 4 sociétés que j’ai fondées et/ou financées sont principalement articulées autour du Web. Cela va de la lecture numérique à la gestion communautaire des réseaux sociaux en passant par le développement mobile.

Je continue toutefois à exercer mon métier original qui est conseiller en Supply Chain et système de gestion d’entreprise, pendant que je garde un oeil sur SheepStudio.be (Social Media) et LiBook (Publication Numérique).

  • Quel est, en quelques mots, votre parcours professionnel?

Après une scolarité compliquée, j’ai profité d’une courte carrière militaire pour mettre mon éducation à jour. J’ai parfait mes connaissances financières dans le domaine bancaire en obtenant des certifications diverses.

J’ai eu ensuite une carrière « corporate » dans 2 grands groupes américains et français. J’ai quitté Liège pendant 12 ans pour travailler successivement aux Etats-Unis, en France, en Australie et enfin en Nouvelle-Zélande.

En 2009, je suis rentré pour des raisons familiales et j’ai décidé d’utiliser mon expérience à la création d’une société de services informatiques dont l’augmentation de capital mènera à la création de 3 autres entreprises.

Après avoir rencontré Luc Pire et Luca Venanzi au Cercle de Wallonie à Liège, j’ai décidé d’utiliser une partie des ressources de ma société à la numérisation de livres numériques sur support Amazon Kindle.

  • Que pensez-vous de l’avènement du livre numérique?

C’est avant tout un outil de mobilité énorme. Il a pu en effet ôté environ 12 kilogrammes de livres et magazines de mon sac de voyage. Je ne pars plus sans mon iPad ni mon Kindle, et je laisse parfois même mon ordinateur portable à la maison.

Je crois personnellement que le livre numérique n’est qu’un chaînon dans la transformation du livre traditionnel vers une nouvelle forme de consommation de contenus. Ce chaînon permet, dans un premier temps, de rassembler les lecteurs traditionnels et les nouveaux « geeks » sur un seul et même support.

Pour ce qui est du débat papier contre numérique, j’admet qu’il me faut encore aujourd’hui du format papier lorsqu’il s’agit d’un livre académique ou de management tels qu’ils existent chez edipro. J’ai la détestable habitude de prendre des notes directement dans mes livres.

  • Quels sont, selon vous, les possibilités du livre numérique pour le marché belge?

En 2011, les volumes sont maigres, même si nous doublons à triplons chaques mois nos ventes. Les volumes étant ridiculement bas à ce moment, il faudrait deux années avant que le concept soit lucratif au point de rembourser l’investissement dans la numérisation.

Toutefois, nous remarquons deux valeurs ajoutées à la présence des ouvrages papier sur Kindle:

1. La présence sur la plateforme eCommerce Amazon permet au livre une visibilité qu’aucune publicité Google ne peut égaler. En effet, de façon organique (i.e. sans paiement) le nom du livre et de l’auteur se retrouvent aux sommets des résultats des moteurs de recherche. En effet, Amazon est une machine énorme à référence de la vente;

2. Même si on ne parle que de quelques acheteurs, la disponibilité du livre Kindle permet aux francophones du Québec et d’autres pays éloignés (Nouvelle-Calédonie, etc.) de disposer facilement de lecture en français à portée de main. Si même le nombre est extrêmement limité, la crédibilité de l’éditeur s’en voit augmentée et amplifiée sur les réseaux sociaux sur lesquels ces acheteurs se promènent.

Comme pour l’iPhone et l’AppStore, je pense que c’est l’offre de nombreux bouquins sur le support qui permettra de stimuler les volumes.

Aussi, la disponibilité de livres en rupture de stock ajoute une bonne raison d’investir dans un Kindle.

Fabian Bauwens

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