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Brader les prix pour tuer les libraires ?

by sur 24 avril 2012

« Amazon bradait les livres numériques pour détruire le métier de libraire, faisant que cela n’avait plus de sens économique pour les librairies en dur de rester ouvertes« , affirmait Scott TUROW, célèbre auteur de «L’angoisse du juge» et actuel président de la Guilde des Auteurs le 12 avril dernier.

Polémique

Cette intervention, sujette à réflexion, a été faite en réponse aux gros titres du moment : le géant Apple aurait réalisé des ententes sur le prix des e-books avec plusieurs groupes d’édition américains, tels que Macmillan, Hachette, Simon & Schuster, HarperCollins et Penguin Group, en vue de rétablir un plus juste équilibre dans la course à la vente avec Amazon; dont les prix, plus que compétitifs, lui octroient, actuellement, une position quasi monopolistique du marché numérique. M. Turow condamne la pratique.

Toutefois, si le célèbre écrivain défend farouchement le comportement d’Apple, les autorités fédérales états-uniennes s’interrogeaient malgré tout sur la hausse observée des prix de vente des livres numériques qui a coïncidé avec la sortie sur le marché de la tablette iPad.

Les faits en bref

Apple et Amazon possèdent des politiques tarifaires divergentes : là où le premier opte pour une configuration laissant aux producteurs de contenus (aussi nommés auteurs) le droit de fixer leur prix de vente, le second possède un modèle lui garantissant le droit de fixer, lui-même, le prix des ouvrages et donc, s’il le souhaite, de casser les prix.
S’en suit alors l’hasardeuse apparition du contrat d’agence. Ce dernier fixe un prix unique pour tous les revendeurs, et augmente le tarif pour le grand public. De là à croire qu’Apple ménageait, sa place sur le marché numérique…est légitime !
En effet, l’hypothèse d’entente illicite s’est vue confirmée, semble-t-il, dans la mesure où, Eric Holder, procureur général des États-Unis, soulève la question de l’antitrust afin de poursuivre lesdits coupables devant le tribunal fédéral du district de New-York.

Vous avez dit antitrust ?

Oui, antitrust parce que les faits reprochés ne touchent pas au contrat d’agence, mais bien aux connivences, dites horizontales, et au contrôle des prix qui en a résulté : Amazon s’est vu interdit d’appliquer des prix inférieurs à 10$ comme il avait coutume de le faire. La concurrence était évincée en bonne et due forme.

Des USA à l’Europe, il n’y a qu’un pas…

D’hypothèse à affirmation, d’affirmation à procès et de procès à scandale, tel pourrait être le slogan du film… s’il y en avait un. Quoi qu’il en soit, qui dit scandale dit diffusion, parfois même contagion : le mal s’est propagé en Europe, la Commission européenne pourrait s’en mêler. Tenez-le vous pour dit : les autorités veillent.

Logan MORAY (Sources Trends.be, The Autors Guild)

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