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Comment financer sa TPE ?

by sur 26 avril 2012

Ce 25 avril, se tenait à l’Hôtel de Ville de HUY, une conférence pour les entrepreneurs. Robert COLLIGNON, président de Créa Job (organisateur de la conférence) et maitre de cérémonie, entamait la matière en rappelant «Ô combien la situation est ardue pour ceux qui veulent se lancer dans le délicat métier d’indépendant». En effet, ajouta alors Jean-Pierre Di Bartoloméo, administrateur délégué de la SOWALFIN et de la SOCAMUT, il est nécessaire de «prendre conscience des difficultés, mais aussi des solutions».

Le microcrédit pour les jeunes entrepreneurs

Tel fut le cœur du débat. Entre partage d’expériences, détail des aides publiques et regard critique, la discussion débuta par une brève contextualisation : après 2008, on constate un durcissement des critères de sélection des banques, c’est la crise. En effet, il leur est plus simple de prêter de grosses sommes à des grandes entreprises que d’octroyer de petits crédits à de nombreux indépendants, T.P.E et P.M.E.

Face à ce constat, les autorités wallonnes ont agi, dans le cadre du plan Marshall et l’histoire commença ainsi.

Cette histoire est celle du microcrédit, mécanisme d’aide nouveau développé par M. Di Bartoloméo pour subvenir aux besoins financiers des jeunes starters. Dans les faits, il s’agit d’une garantie automatique, celle de la région, qui intervient pour soutenir l’indépendant en devenir lorsqu’il négocie avec la banque : sans aucune procédure, la banque envoie le dossier de l’indépendant (répondant aux critères) qu’elle désire soutenir à la SOCAMUT afin que celle-ci se porte garante. Elle est rassurée. Rapidité et efficacité : temps = argent. Et ils vécurent…heureux, je ne sais pas, mais ils vécurent. Fin.

600 dossiers par an

Le microcrédit, affirme son créateur, «est la parfaite alliance entre volume et survie». En effet, le microcrédit c’est 600 dossiers par an et un taux de survie de 87.5% des porteurs de projets soutenus. Sachant que la moyenne des projets nécessitant des prêts similaires est de 60%, le gouvernement wallon se félicite de la solidité de sa mesure : plus qu’intervenir financièrement, la SOCAMUT, intervient pour guider et informer l’indépendant dans la confection de son dossier. Et ce, en faisant appel à des filtres tels que Créa Job.

Aspects à ne pas négliger

Même si un bon dossier est gage de réussite, il n’en est pas pour autant synonyme. Ainsi, outre l’aspect solide du projet, les prêteurs potentiels attendent une attitude : transparence et confiance. Jamais assez n’insisteront-ils sur la nécessité d’être cohérent : personnalité et projet sont intrinsèquement liés. Pourquoi ? Simplement parce que le projet défendu demandera un investissement en temps et en énergie important de la part de son porteur et la question de savoir s’il possède les reins assez solides pour tenir le rythme en devient fondamentale.

Inspirés ou troublés ? Les réponses et plus encore se trouvent dans l’ouvrage d’Eve Jumel et de son équipe «Le financement de la microentreprise en Wallonie et à Bruxelles».

En savoir plus

Logan MORAY

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