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L’avenir de l’e-book est-il réellement en marche ?

by sur 4 juillet 2012

Est-ce que l’e-book va définitivement tuer le livre papier ? Voici la grande question qui hante tous les professionnels du livre. Une tendance générale tend à croire que le livre papier est frappé d’anathème. Il est vrai que si l’on remonte aux années 80 et à l’explosion des courriers électroniques ou autres traitements de texte, l’on pensait que le papier allait disparaître. Que nenni ! Paradoxalement, la consommation de papier a explosé ! En sera-t-il de même avec la version papier du livre ?

Selon une étude du cabinet Xerfi, médiateur du monde économique, intitulée : «La distribution de livres face au numérique à l’horizon 2015 : Quelles stratégies pour évangéliser un marché à fort potentiel mais encore sous-exploité ?», le marché du livre numérique va progresser de façon significative en France jusqu’en 2015. La vente de livres numériques devrait augmenter de 115% par an sur cette période. Néanmoins, en 2015, les ebooks ne représenteront, à terme, que 6% en valeur du marché global du livre.

Alors que l’on pensait que le véritable point de rupture serait pour la fin 2012 (sur ce point, voici un extrait de l’étude Xerfi :«le passage à un taux de TVA réduit pour le livre numérique en janvier, les prémices d’une baisse des prix chez les éditeurs et le succès des ventes de liseuses depuis les fêtes de fin d’année 2011 pourraient conduire à une vraie rupture en 2012 »), la Commission européenne a annoncé mardi avoir « envoyé à la France et au Luxembourg une lettre de mise en demeure« , en raison de leur application d’un taux de TVA réduit aux livres numériques, contraire à la législation européenne. Egalement sur Twitter, un autre porte-parole de la Commission, Olivier Bailly, a rappelé qu’en matière de livres électroniques, le taux hyper-réduit avait « transféré plus de 90% du business de l’UE au Luxembourg« , où le géant de la vente en ligne Amazon a son siège européen et provoqué des « emplois perdus partout ailleurs ». La saga risque de durer…

Parlons de l’offre pour les lecteurs

Les géants tels que Apple ou Amazon se taillent la part du lion. Selon Xerfi, «le combo « griffé » liseuse – plate-forme de téléchargement proposé par La Fnac (Kobo), Apple (iPad) et Amazon (Kindle) constitue ainsi un facteur concurrentiel de premier ordre. La liseuse ou la tablette sont une porte d’entrée dans le domaine du numérique. Ces opérateurs se positionnent ainsi davantage comme des fournisseurs clés en main de services de lecture que comme de simples distributeurs d’e-books».

Et les libraires ?

Dans le marché qui se dessine, ce sont les libraires n’ayant qu’une visibilité physique qui vont pâtir commercialement de tous ces changements. Voici ce qu’en pensent les analystes : « Car si le marché du livre continue de faire bonne figure, il est difficile d’en dire autant des détaillants. Les librairies sont en perte de vitesse. La part de marché des librairies « pures » est passée de 19,3% à 17,4% entre 2002 et 2011. Le recul est encore plus marqué si l’on considère la part de marché de l’ensemble des réseaux de librairies (dont les librairies-papeteries et les librairies-presse), passée de 28,2% à 22,8% sur la même période. Une évolution qui reflète combien les web-librairies et la grande distribution captent des revenus qui échappent très largement aux détaillants traditionnels du livre ».

[Source : IDBOOX]

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