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Rédactuel, le magazine de la communication interne, a interviewé un de nos auteurs

by sur 10 janvier 2013

Rédactuel a rencontré Pierre Guilbert, l’auteur de la nouvelle édition du «B.A.-Ba de la communication». Nous vous livrons l’intégralité de cette ‘causerie’ réalisée par Madeleine DEMBOUR.

C’est une édition revue et fortement complétée de la première édition parue en 2007. Le livre présente la communication sous toutes ses formes, de manière à en garantir le résultat à tout moment, c’est-à-dire sans jamais oublier son objectif, ni nuire à la relation entre émetteur et récepteur.

L’émetteur, c’est Pierre Guilbert. Il porte un regard amusé sur la communication, en distillant, au travers de son langage direct, ouvert et décalé, des enseignements et des clés pour mieux communiquer.

Le tout servi autour d’une centaine d’illustrations qui, en plus de divertir, amènent le plus souvent à réfléchir.

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 Pierre Guilbert, y parlez-vous de communication interne? Avez-vous l’une ou l’autre recommandation à faire en la matière?

Oui, bien sûr, j’en parle!

Si, d’une manière générale, la communication est indispensable pour faire avancer ses projets, la communication interne est, selon moi, le premier moyen pour motiver ses équipes. Pour donner du sens et renforcer l’esprit d’équipe.

J’explique un processus que j’avais mis moi-même sur pied dans mon agence de communication il y a une quinzaine d’années. C’était indispensable. Mon équipe grandissait et certains de mes collaborateurs faisaient l’objet de tentatives de débauchage de mes concurrents, des multinationales qui s’intéressaient à mes connexions avec les institutions européennes. Or, ma boîte était sous-capitalisée. Devant financer une croissance rapide – une cinquantaine d’employés en quelques années -, il m’était impossible de rivaliser avec ces grandes boîtes sur le plan des salaires ou autres avantages. Je ne pouvais les concurrencer que sur un terrain : celui de la motivation, du sentiment d’appartenance, de la fierté, du sens. Mais cela ne se décrète pas ; ça s’obtient. Justement par la communication interne.

C’est alors que j’ai imaginé un processus qui prenait 14 minutes par semaine. Et qui me permettait à tout moment de savoir que tous mes collaborateurs savaient ce qu’ils devaient ou voulaient savoir. Durant les sept années que j’ai dirigé cette société, Qwentès, je n’ai eu aucun départ volontaire. Par la suite, mes successeurs n’ont pas maintenu cette constance d’une culture de la transparence. Qwentès est devenue en quelque sorte l’antichambre des grands…

Depuis, j’installe ce processus dans de nombreuses entreprises et organisations. Et à tous les coups, ça marche!

Pour cela, j’insiste beaucoup sur la nécessité du « pushing », en ne se contentant pas du «pulling», que l’on pourrait caricaturer par le «Nul n’est censé ignorer la loi»… Il faut aller vers les collaborateurs, leur mettre l’info sous le nez. Au même titre qu’il ne faut pas avoir peur de la répétition. J’aime poser cette question à mes auditoires, en m’adressant aux parents d’ados : qui parmi vous a déjà constaté qu’en ne le demandant qu’une seule fois, il obtient le fait que ses gosses rangent systématiquement leur chambre?… Tout le monde rigole. Parce que l’on sait très bien qu’il faut s’y prendre à plusieurs fois pour, parfois, n’avoir jamais de résultat ! Or, en entreprise, on croit que parce qu’on l’a dit une seule fois, le message est passé. C’est bien sûr une erreur.

 

C’est donc un B.A.-Ba de la communication interne?

Non, pas vraiment. Ce livre traite de la communication en général, mais réserve évidemment une toute grande partie aux aspects professionnels de la communication. Et notamment en parlant de la qualité des entretiens que le management doit avoir avec ses collaborateurs.

En mettant en évidence deux règles absolues et incontournables :

– Un, l’important n’est pas tant ce qui est dit, mais bien ce qui est compris.

– Deux, il ne faut demander aucun effort au récepteur ; tout simplement parce qu’il     ne le fera pas. D’où, notamment, le «pushing».

A ce sujet, j’aime l’enseignement que nous apportent les neurosciences, avec l’effet pervers que joue le cerveau reptilien du récepteur. S’il s’ennuie, hop, il se réfugie, sans même s’en rendre compte, dans la distraction ou la rêverie. Il y a donc un formidable enjeu pour l’émetteur, et à plus forte raison lorsqu’il est patron, d’améliorer constamment sa com. Et notamment en veillant à donner en permanence l’envie et l’énergie à tous ses récepteurs d’être de réels acteurs de sa communication. Si tous les chefs d’entreprise et cadres comprenaient cela, on parlerait moins, j’en suis convaincu, de «la» crise…

Sources : http://redactuel.be

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