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Reed Elsevier: virage stratégique sur le numérique

by sur 12 mars 2015

Dans le milieu de l’édition tout le monde connaît le groupe britannico-néerlandais Reed Elsevier. Un mastodonte puisqu’il est l’un des plus grands éditeurs mondiaux, ainsi qu’un organisateur d’importants salons professionnels (notamment dans le milieu du livre).

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Si l’on en parle aujourd’hui, c’est parce-que ce géant vient de dévoiler ses résultats financiers pour l’année 2014 et à annoncer son changement de nom.

Dès lors fini « Reed Elsevier », bienvenue à « RELX » (prononcer Relex). L’aval ayant été donné par les actionnaires, et le désir de centrer ses développements sur les Big data, c’est une toute nouvelle société qui nous apparaît, et pourtant, le bilan annuel est moins bon que prévu.
Ce bilan pourrait bien être le dernier sous le nom « Reed Elsevier ».

Et ça donne quoi ?

Avec un chiffre d’affaire de 7,2 milliards d’euros (hausse de 1%), le bénéfice s’élève à 1,5 milliard d’euros (légère hausse de 6% par rapport aux 1,34 milliards de l’année précédente). Cependant, si le bilan est dans le vert, les analystes se montrent déçus par les résultats en-dessous de l’espérance globale.
Les 1% de hausse de son chiffre d’affaire, font de la filiale dédiée aux publications juridique la moins bonne performance du groupe. Les résultats de l’information et la stratégie professionnelle (Risk Solutions) et l’organisation des salons permettent de tirer les résultats vers le haut.
Pour Erik Engstrom (directeur exécutif de Reed Elsevier, désormais RELX), les résultats 2015 devraient s’inscrire dans la même tendance que ceux de 2014. Le changement de nom, devant être validé par les actionnaires au mois d’avril prochain, s’assortira du rachat de 500 millions de £ de ses propres actions, ainsi qu’un virage des investissements vers l’activité Big data du groupe.

Pourquoi ce changement ?

Sur le site du groupe, on peut découvrir une explication à ce tournant. La voici : « Ce nom sera, selon la société, une meilleure incarnation de sa transformation d’un éditeur de journaux et de livres papier en un fournisseur d’informations numériques ». De plus, les actionnaires ont récemment validé les différents investissements de Reed dans l’industrie des Big data (l’action est désormais évaluée à 22,72€, alors qu’elle s’arrêtait à 15,16€ il y a un an).
Ces dernières années, force est de constater que les acquisitions se dirigeaient sur des sociétés de traitements de données de différents secteurs (tels que ChoicePoint, Wunelli, Newsflo ou Fircosoft). Il est donc évident que les Big data vont devenir de plus en plus courantes dans l’activité générale du groupe.
Ce qui n’étonne pas les actionnaires, ce sont les résultats peu dynamiques de l’édition académique, juridique, scientifique ou médicale. L’origine de ce mal proviendrait de l’open access et les nouveaux modèles économiques du secteur. De ce fait, le « pays natal » de Elsevier (Pays-Bas) s’est vu lancé un boycott contre le groupe, jugé trop hostile à l’open access.

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Quelques termes importants

Par open access (accès libre en français), l’on entend la mise à disposition gratuite sur l’internet public d’une littérature. L’opportunité de lire, télécharger, copier, transmettre, imprimer, chercher ou faire un lien vers le texte intégral, … est donc rendu possible. Une seule contrainte est donnée par le rôle du copyright : il convient de garantir aux auteurs un contrôle sur l’intégrité de leurs travaux et le droit à être correctement reconnus et cités.
Le Big data se définit littéralement par de « grosses données », il s’agit d’un ensemble de données hypervolumineux (devenant difficile à gérer). Cela implique pour l’entreprise de savoir comment stocker, rechercher, analyser un nombre impressionnant de données et d’informations. Par exemple, les chiffres d’IBM indique qu’Internet génère quotidiennement 2,5 trillions de données. Le Big date consiste donc dans le traitement d’un volume très important de données aussi bien structurées que non structurées et se trouvant sur des terminaux variés (PC, smartphones, tablettes,…). Concrètement, le Big data, désigne ce problème de gestion et les moyens mis en place pour le résoudre.

Sources :
ActuaLitté
https://www.actualitte.com/economie/reed-elsevier-deviendrait-relx-group-et-se-tourne-vers-le-big-data-55524.htm

Cultizer.fr
http://www.cultizer.fr/quest-ce-que-le-big-data

Tristan Graindorge

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