Skip to content

Olivier Moch : communicateur de terrain.

by sur 27 mars 2014

OMOlivier Moch est l’auteur du « Vade-mecum de la communication externe des organisations » et directeur de la collection e-management depuis peu. Il se définit comme « communicateur de terrain » et est engagé dans le développement de la communication d’organisations wallonnes.
Dans l’interview qui suit, Olivier Moch nous dévoile la démarche d’élaboration de son premier livre et aussi celle qu’il vient d’entamer pour son prochain ouvrage prévu pour 2015. Il donne aussi son avis sur la communication actuelle des entreprises et la manière dont il envisage son nouveau poste de Directeur de Collection.

Edipro: Peux-tu te présenter et décrire ton parcours professionnel en quelques mots ?
Olivier Moch: J’aime me présenter comme un communicateur de terrain, c’est-à-dire comme un communicateur qui travaille le moins possible derrière un bureau. J’ai plusieurs vies professionnelles en fait, la première dans le secteur hospitalier puisque je travaille au service Communication externe du CHR de la Citadelle, à Liège, l’un des plus gros hôpitaux de Wallonie. Je m’y occupe surtout de communication externe : relations avec les médias, événementiels médicaux, réseaux sociaux… Je suis également Professeur Invité à la Haute École de la Province de Liège où je dispense un cours de communication à de futurs managers. J’ai également la casquette d’Administrateur et Secrétaire de l’Union Professionnelle des Métiers de la Communication (UPMC), une union nationale reconnue qui a pour objectif de défendre, de protéger, de promouvoir et de développer la profession de communicateur. Enfin, depuis peu, je suis Directeur de la Collection e-management chez Edi.pro après y avoir écrit un premier ouvrage consacré à la communication externe des organisations.
Cela fait maintenant 20 ans que j’évolue dans le milieu de la communication, en tant que journaliste d’abord, puis dans le secteur politique au Parlement Wallon avant d’endosser l’habit de communicateur hospitalier et ensuite toutes les autres casquettes évoquées.

Le « Vade-mecum de la communication externe des organisations » vient de sortir, quelle a été la démarche d’élaboration de ce projet ?
C’est l’histoire de rencontres, en fait. COVER_com-extD’abord celle de Christine Donjean, qui fut ma Directrice de Collection pour l’écriture du «Vade-Mecum de la communication externe des organisations». Je l’ai rencontrée au sein de l’UPMC et nous avions posé le constat qu’il n’existait pas de littérature professionnelle exclusivement consacrée à la communication externe en Belgique. L’idée était lancée, elle s’est concrétisée avec la rencontre de Luca Venanzi, le Directeur Général d’Edi.pro. En tant que Liégeois, il me plaisait particulièrement de travailler avec un éditeur liégeois, je crois que le courant est bien passé. Enfin, l’ultime rencontre que je voudrais mettre en avant est celle avec Thierry Libaert, qui a préfacé le livre. Thierry a toujours été un modèle en matière de communication à mes yeux, le premier livre de communication que j’ai lu était écrit par lui. Il m’a prodigué d’excellents conseils et clairement soutenu dans cette démarche d’écriture d’un livre qui était nouvelle pour moi. L’idée originelle était donc de tenter de combler un manque dans la littérature professionnelle belge.
Certains croient parfois que l’écriture d’un livre est un travail personnel, c’est au contraire un vrai travail d’équipe, la réunion de personnes qui ensemble, de l’idée au produit fini, apportent leurs savoirs, leurs expériences ou leurs expertises pour créer un ouvrage cohérent.

Penses-tu qu’il est plus facile de communiquer pour les entreprises (et pour les organisations en général) de nos jours ?
Vaste question à laquelle je peux répondre par l’affirmative comme par la négative ! Je dirais oui en ce sens qu’il existe davantage d’outils de communication accessibles aux entreprises que ce n’était le cas voici quelques années, ne fût-ce que les médias sociaux qui sont aussi nombreux que diversifiés et qui peuvent être de formidables outils pour les entreprises. Mais d’un autre côté, la communication est ultra-présente aujourd’hui, elle génère un flux important d’informations qui circulent dans tous les sens et dans ce flux, il devient de plus en plus difficile pour les entreprises d’imposer leur message parmi tous les autres. En Belgique, seuls 10% des dirigeants d’entreprises sont vraiment satisfaits de leur communication, pourtant tous savent l’importance de bien communiquer. Nous sommes dans un monde de communication, de multimédia et de technologies de l’information et de la communication (les TIC) ; l’entreprise n’échappe pas à cette réalité et, aujourd’hui plus que jamais, la communication doit faire partie des stratégies émergentes de l’entreprise. Informer les stakeholders de l’entreprise ou d’un de ses projets, informer les divers publics (clients, fournisseurs, médias, partenaires…), informer pour se positionner, informer pour se faire (re)connaitre, informer pour vendre… Dans un univers ultra-concurrentiel, la communication est même l’un des enjeux majeurs de l’entreprise et elle doit s’aborder comme tel ! Une bonne communication – et par là j’entends une communication efficace, c’est-à-dire qui atteint ses cibles et ses objectifs – est un processus complexe qui repose sur une méthodologie, des théories et des axiomes précis. Aujourd’hui, pour beaucoup d’entreprises, bien communiquer reste réellement une gageure.

Comment envisages-tu le poste de directeur de collection ?
C’est une aventure tout à fait nouvelle et inédite pour moi, j’ai donc un peu de mal à me projeter dans l’avenir à ce niveau-là. J’imagine que le rôle consiste à dénicher des professionnels qui ont des choses à dire et qui savent les dire, par écrit, pour que leurs pairs puissent profiter de leur expertise. J’aimerais donc trouver des futurs auteurs et les accompagner au mieux dans leur processus d’écriture. L’idée que je me fais de la Direction d’une collection est donc une idée d’accompagnement dans un but de partage, de mise en commun de savoirs et d’expertises afin que le plus grand nombre en profite.

Quels sont tes futurs projets d’écriture et professionnels ?
C’est amusant de voir comme le virus de l’écriture est prégnant ! « Le Vade-Mecum de la communication externe des organisations » m’a pris une grosse année de travail et j’avais dit que je voulais prendre un peu de recul avant d’écrire un second livre. Mais, en définitive, ce recul n’aura pas été long, car les idées se sont bousculées pour écrire ce second ouvrage. Le projet est en préparation, il devrait trouver son aboutissement au début de l’année 2015. Ce second ouvrage portera sur la communication managériale et, notamment, sur la communication vers les natifs numériques qui seront majoritaires dans l’entreprise d’ici 2020. Pour l’instant, je suis en pleine phase de récolte de l’information par la lecture de livres et d’articles, le visionnage de reportages, mais aussi par la rencontre de personnes-ressources que j’interviewe. Idéalement, j’aimerais que la collecte des infos soit bouclée en juin afin d’écrire le premier jet en juillet et août. Mon problème majeur est qu’entre le premier jet et le produit fini, je ne peux pas m’empêcher d’affiner, d’apporter des retouches ou des modifications, de changer la trame… Bref, je dois prévoir du temps à l’automne pour peaufiner l’ouvrage.

 Interview réalisée par Simon Hector

Publicités

From → Actualités, Portrait

Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :